Mercredi 08 mai 2024 09h54

C’est difficile d’être entouré d’autant de monde et d’être pourtant si seul, tellement seul ! Que même mon ombre semble me suivre à regret… Petit à petit je me recroqueville dans ma plaie, dans mon silence. Tout absent de ma vie. Je la regarde sans y toucher. Toujours de loin, jamais dedans. Seul avec moi-même, étranger à tout. Il va falloir que je trouve une astuce pour aller voir du côté du bonheur. Le bonheur, ce tout petit truc de rien qui fiche le camp dès que tu tournes le dos.
Commencer peut-être par tenter un petit pas vers l’autre ?!

Mardi 07 mai 2024 20h39

Ce matin, le ciel s’est levé après moi, et, pour se rattraper, il pleut ! Je n’arrive plus à penser, plus à écrire. Je suis là, vide. J’en baverais. Plus rien à causer, parce qu’au fond il n’arrive plus rien. Plus ahuri encore que d’habitude. De quoi dégoûter l’existence…

Lundi 06 mai 2024 23h42

De penser, même un bout, il faut que je m’y reprenne à plusieurs fois. Comme pour parler. Un éclat de pensée à la fois, un mot, l’un après l’autre. Ça fatigue tant ! C’est un exercice qui demande de l’entraînement. Il y a tellement de bruit autour. Sans cesse. Un tumulte, un vacarme, un ouragan intérieur. Infini. Éternel qui rêve d’évasion. J’apprends à faire des choses doucement, avec des petits morceaux arraché au bruit qui ne finit jamais.

Dimanche 05 mai 2024 20h25

La solitude absolue de la pure solitude… Ça frôle la colère parfois ! Je voudrais la paix et le silence de ma colère ! Fatigué de ces inutiles détours par les champs carbonisés de ma mémoire. Je suis tout entier plus éparpillé qu’un feu d’artifice…

Samedi 04 mai 2024 20h09

Il y a des jours ou des bouts de santé foutent le camp. Les nuits sont longues, insensées. Les petits matins terribles. Les journées infinies, cruelles, démesurées et féroces. Dès que la tête se met à piétiner, à se chercher des raisons sérieuses de vivre… je m’enfonce dans de mauvais fiels. Il y a des jours, je crois, que j’étais quelqu’un, quand même malgré tout, aujourd’hui, hier, demain, toujours… où suis-je ?!

Jeudi 02 mai 2024 20h02

red




A cause de ce que grâce au ciel
Sur lequel après quant à moi
Sauf que malgré tout et puisqu’elle
A peu près et bien au-delà
Je t’aime

A cause de ce que même alors
Suivant quoiqu’il en soit selon
Contre pourtant et par encore
Dans toujours déjà environ
Je t’aime

A cause de surtout donc ou presque
Et parce qu’à jamais plutôt
Mais parfois plus ou moins avec
Pour jusqu’à ce dont aussitôt
Je t’aime

Mercredi 01 mai 2024 20h16

Sa platitude à soi, sans horizon, sans une seule montagne, sans un putain d’océan… juste un abîme malade, exténué du vivant ! L’humanité qui se perd dans des replis lointains. Si vague, si étrangers, si écarté qu’on ne peut plus penser à rien. Avec seulement du silence pour combler les secondes… Et pourtant, s’acharner à croire qu’on a encore des nébuleuses à portée de la main…

Mardi 30 avril 2024 10h07

J’ai le sentiment que de la vie il m’en reste encore beaucoup en dedans. Qu’elle se défend pour ainsi dire. Ce sont des petits riens, comme ça, en passant, ça me dit quelque chose. Des émotions, des sentiments, de petites fièvres intérieur… C’est presque ça la vie, des riens dont on peut faire un monde. Essayer une grande respiration, au hasard des coups de vents. Une curiosité, un petit art, un souffle…